jeudi 30 octobre 2014

The Best of Everything, de Rona Jaffe

Choisi par hasard sur le rayonnage d'une bibliothèque de mon quartier, The Best of Everything retrace le parcours new-yorkais de cinq jeunes femmes au début des années 50. Datant de 1958 et adapté cinématographiquement en 1959, le roman raconte la vie de ces jeunes femmes employées dans une même maison d'édition mais avec des situations personnelles diverses et des buts professionnels différents (voire inexistants). En fait, c'est un peu comme découvrir la vie des secrétaires de Mad Men au tout début de la série.

Ce livre m'est apparu à la fois moderne car certaines de ces jeunes femmes vivent seules ou en colocation, elles ont un travail, ont des rendez-vous galants, bref, elles vivent leur vie comme elles l'entendent; mais finalement (et ça c'est le regard contemporain d'une jeune femme du XXIème siècle), aussi modernes et indépendantes qu'elles soient, elles sont dans un schéma de vie qui reste défini par leur relation aux hommes.

Il semble parfois qu'elles n'ont aucune volonté face à un homme qui leur plaît, qu'elles sont prêtes à faire tout ce qu'il veut, à renoncer à tout, même leurs principes. Je crois d'ailleurs que c'est ce qui m'a gênée, le fait qu'elle soit autant à la merci du bon vouloir des hommes, qu'elles abandonnent tant d'elles-mêmes. Et même si Caroline, autour de laquelle l'histoire tourne davantage, affiche plus d'ambition professionnelle et souhaite quand même faire carrière, on sent que sa vie a été façonnée par sa relation avec un homme.

Alors évidemment, il faut remplacer ce roman dans le contexte des années 1950s, une société dirigée par des hommes pour des hommes, dans laquelle il était attendu des femmes qu'elles arrêtent de travailler lorsqu'elles se marient - le mariage étant l'événement-clé de la vie d'une femme censé lui apporté stabilité et sécurité.

C'est pour cela que juger ce livre est pour moi difficile: d'un côté je suis convaincue de la modernité (presque le scandale) des situations dans lesquelles se retrouvent les personnages à l'époque où il a été publié, surtout que l'intrigue se passe à New York, mais d'un autre, en me plaçant dans mon référentiel contemporain, je ne peux que déplorer cette attitude si faible des jeunes femmes envers le sexe masculin.

En prenant du recul, je me rends compte que Bridget Jones, qui reste un de mes livres préférés, tourne complètement autour d'une célibataire désespérée en quête de l'âme sœur, ce qui met au tapis toute ma pseudo-offuscation de féministe (que je ne pense pas être au demeurant). D'ailleurs, Sex & the City montrait également que finalement rien n'a vraiment changé pour des jeunes professionnelles célibtaires vivant à New York.

Bref, si vous voulez en savoir plus sur la condition féminine américaine des années 50s et lire un classique ayant fait fureur auprès des jeunes femmes de l'époque, n'hésitez pas!

N.B.: après recherche, ce livre est publié en français sous le titre Rien n'est trop beau.


http://1.bp.blogspot.com/-3IivVxL6DiQ/UIViDxoVLpI/AAAAAAAAAsU/Jt__9BGyUKg/s1600/the+best+of+everything.jpg

Extraits:
"It was funny, she thought, that before she had ever had a job she had always thought of an office as a place where people came to work, but now it seemed as if it was a place where they also brought their private lives for everyone else to look at, paw over, comment on and enjoy." (p.43)

"Girls like Caroline, who have just finished fifteen uninterrupted years of educational routine, find themselves still dividing the year into seasons in the way they are used to, rather than by the calendar. January the first is not the birth of the new year; September is." (p.54)

"She felt a touch of surprise at his first kiss, as she always did with anyone's, because the shape of the mouth never seemed to be related to the feeling of the kiss it gave." (p.77)

"Winter coats hide many secrets: flaws in figure, flaws in taste; but the heat of the summer reveals everything." (p.121)

"Love, Dexter said. What two people have together when they're talking and when they're being quiet together. The ability to feel, to care." (p.147)

"Why is it, Caroline wondered, that every girl thinks her wedding plans are so fascinating to everyone else when they're exactly like every wedding that everyone else has ever been to?" (p.227)

"She knew the summertime routine by heart: the hot sleepless nights, the escape to air-conditioned offices where one often caught a summer cold, the relaxed, desultory pace [...]." (p.322)


dimanche 26 octobre 2014

Banoffee pie

Il est de ces desserts qui vous obsèdent. Un goût, une texture, une odeur... un détail qui met tous vos sens en alerte et ne vous fait plus penser qu'à ce moment gustatif.

Cela a été le cas pour moi lors d'une dernière pause thé en mai 2014 avec une amie qui déménageait. J'ai commandé une part de banoffee avec mon thé et, alors que je ne suis d'habitude pas très dessert ultra sucré (même si, clairement, je suis très dessert), j'ai été conquise.

Le croustillant de la base, le fondant des bananes et la légèreté de la crème fouettée... Je suis ressortie du salon de thé avec une seule idée en tête: trouver une recette de banoffee et la réaliser rapidement. Mais la vie prenant le dessus, ce n'est finalement qu'en septembre que j'ai pris le temps de tester une recette, trouvée sur le site de Nestlé.

Ingrédients pour la base:
- 100g de beurre
- 250g digestive biscuits (j'ai acheté des McVitie's)

1. Écraser les biscuits
2. Mélanger le beurre fondu aux biscuits écrasés
3. Étaler ce mélange dans un plat rond ou carré pas trop grand (il faut étaler la pâte environ 0.5cm d'épaisseur)
4. Mettre au frais

Ingrédients pour le "toffee":
- 100g de beurre
- 100g de sucre roux
- 400g de lait condensé sucré (j'ai utilisé du lait non sucré et mon caramel a complètement raté)
ou
- du toffee déjà prêt (par miracle j'en avais de chez Marks & Spencer dans une petite bouteille et heureusement car j'ai totalement raté la préparation du toffee - la faute au lait condensé non sucré?)

5. Faire fondre le beurre et le sucre jusqu'à ce que le sucre se dissolve
6. Rajouter le lait condensé et porter à ébullition pendant 1 minute tout en remuant
7. Étaler sur la base et mettre au frais pendant environ 1h

Ingrédients pour la garniture:
- 4 bananes bien mûres
- 300mL de crème fleurette bien fraîche
- copeaux de chocolat

8. Sortir délicatement la base + toffee du plat
9. Couper les bananes en fines tranches, les répartir sur le toffee
10. Battre la crème fleurette bien fraîche (j'avais également mis le saladier au frais pour être sûre que la crème fleurette change bien de consistance)
11. Répartir la crème fouettée sur les bananes
12. Saupoudrer quelques copeaux de chocolat

Alternative: mélanger les tranches de bananes à la crème fouettée




Verdict? J'aurais dû utiliser un plat au lieu de poser les biscuits sur une plaque et j'aurais dû mettre la base au frais après y avoir posé le toffee. J'ai également fouetté la crème trop tôt alors elle s'est un peu trop liquéfiée. Visuellement ce n'était donc pas un succès, mais au goût c'était quand même bien bon!


La Breizh touch: remplacer les digestive biscuits par des palets bretons ou des galettes bretonnes, utiliser du beurre aux grains de sel et du caramel au beurre salé à la place du toffee.


lundi 22 septembre 2014

Chicago - Willis Tower

Images prises à travers la vitre du 103ème étage de la Willis Tower (anciennement Sears Tower). Il y a également des "boîtes en verre" externes à la tour qui sont accessibles de ce même étage. Laissez-moi vous dire que je ne faisais pas la maligne!

Est de Chicago (vue du Lac Michigan)

Nord de Chicago

Nord de Chicago

Ouest de Chicago

Sud de Chicago

Le vide...


jeudi 18 septembre 2014

Bridget Jones, Mad about the boy par Helen Fielding

LA SUITE DE BRIDGET JONES!!!

Bridget Jones et moi, c'est une longue histoire. J'ai lu le premier livre quand j'étais en cinquième et la suite dans la foulée. Comme il est fait allusion à Orgueil et Préjugés de Jane Austen, je l'ai lu (ainsi qu'ensuite tous les romans de Jane Austen) mais j'ai surtout visionné l'adaptation de la BBC avec Colin Firth. J'ai vu les 2 films au cinéma (voir Bridget tomber sur la caméra en descendant de la barre des pompiers restera sûrement un de mes plus gros fous rire au cinéma) et ai ensuite acheté le dvd du premier film. Que j'ai regardé en boucle.

Que ce soit clair: Bridget Jones et Mark Darcy  resteront pour moi et pour toujours l'ultime histoire d'amour.

Malheureusement, je suis désormais moi-même une Bridget Jones de la vie réelle (même si légèrement plus jeune et non-fumeuse, mais également obsédée par mon poids et des personnages de fiction télévisée comme - actuellement - Jamie Fraser dans Outlander). Coïncidence ou chemin de ma vie que j'ai inconsciemment mené vers cette situation? Je ne saurai dire, mais toujours est-il que l'on commence à me poser de plus en plus souvent "Et sinon, comment vont les amours?" Horripilant. Mais peut-être vais-je du coup rencontrer mon Mr. Darcy? Bref.

Ce n'est un secret pour personne (et on l'apprend dès la première page du livre), dans Mad about the boy, Bridget Jones est veuve. Oui, VEUVE. Concrètement, comment suis-je censée continuer à espérer ma folle histoire d'amour avec Mr Darcy si je dois m'attendre à devenir veuve? COMMENT?! Tous mes espoirs d'être heureuse en amour ont été anéantis.

Heureusement, on retrouve Bridget quelques années après ce tragique évènement. Elle est toujours aussi foutraque, DRÔLE, en mal d'amour, et doit désormais faire face à la technologie (car Bridget est née en 1962!!! Elle a 51 ans dans ce dernier livre!!!). Rires garantis.

Inutile de vous dire que je vous le recommande (enfin, seulement si vous avez lu les 2 premiers...).

http://ecx.images-amazon.com/images/I/81-uZBMsmiL._SL1500_.jpg


Extraits (je vous évite tout le livre mais il faut ce qu'il faut):
"Ended up in diarrhoea/vomit-filled California-style 'group hug' embracing Billy, Mabel and diarrhoea sheets, bathmat, PJs and vaguely sexual nightie." (p.45)

"Am just going to be old and fat and eat whatever I like and NEVER HAVE SEX AGAIN and WHEEL MY FAT AROUND ON A TROLLEY." (p.72)

" 'We've been texting for weeks. Surely it's rather like in Jane Austen's day when they did letter-writing for months and months and then just, like, immediately got married?' - 'Bridget. Sleeping with a twenty-nine-year-old off Twitter on the second date is not rather like in Jane Austen's day' " (p.229)

"Once a man has dumped you, taking him back is a sign of low self-esteem and desperation and he will do NOTHING but fuck you around." (p.373)


Et pour finir une interview d'Helen Fiedling parlant de Bridget Jones, Man about the boy :




lundi 15 septembre 2014

Chicago - North Avenue Beach

Un beau temps et une belle vue. Parfait!


(mon autre photo préférée)