lundi 21 juillet 2014

Gapement vôtre

(300ème article!!!)

Imprévisible comme toujours (haha) voici ma troisième tenue achetée chez Gap et... bleu marine (n'oublions pas que j'ai récemment acheté une jupe rayée jaune, on ne peut pas tenter la couleur à tous les coups).

Bien que ma main gauche soit indétachable de ma hanche gauche, 
mon côté droit se rebelle et tente une pause musclor.

en plein brainstorming de poses photo
La pose "Oh! J'ai des pieds"

 Sandales simples et confortables 
(en fait, pas trop, j'ai eu plein d'ampoules )

Robe - Gap
Chaussures - San Marina (soldes été 2014)

samedi 19 juillet 2014

Paris, 36°C

(ressenti 45°C)

Un sentiment de liquéfaction le plus total.
Avoir l'impression que ses semelles fondent sur le trottoir, que l'air lourd autour de soi ne bouge pas (comme si, en marchant, on traversait de la matière chaude).
Ne pas pouvoir éviter la pollution et les pots d'échappement.
Se faire piquer par les moustiques... dans le métro.
Sentir ses lunettes de soleil glisser de son nez en permanence.
Être obligé de laisser ses stores baissés toute la journée et de ne pouvoir ouvrir ses fenêtres qu'à minuit (et encore).

A Paris, la canicule, on ne peut pas y échapper.

Et pourtant, j'ai croisé des filles fraîches et fringantes, parfaitement habillées, chaussées, coiffées et maquillées. Ma première réaction: mensonge! je les ai sûrement mal vues. Deuxième réaction: je cherche des traces de transpiration (personne ne peut être aussi sec par 36°C). Troisième réaction: elles se sont exportées de la Côte d'Azur pour nous narguer (comme s'il était possible de traverser la chaleur sans encombre)((à ce moment-là j'en suis arrivée à un stade de victimisation aigu)). Quatrième réaction: je sens mes larmes couler (de la sueur, sûrement).

Vous l'aurez compris, je vis mal la chaleur. Sur une échelle de 1 à 10, mon seuil de tolérance se situe à -15 (au minimum). Actuellement, j'ai abandonné toute tentative de maquillage (j'arrive à peine au travail qu'il a déjà coulé) ou de port de talons hauts (mes ampoules de plante de pieds en sont la preuve)((non, ce blog ne reculera devant rien pour exprimer mon dégoût de la chaleur)).

Je suis bretonne. J'ai besoin de vent, d'eau de mer, de soirées fraîches!

Je suis une fille de l'hiver. Qu'on m'apporte robes, collants, écharpes, bonnets!

A bas la chaleur!


jeudi 17 juillet 2014

Trois en un (deuxième édition)

Enfants de poussière de Craig Johnson

C'est en regardant la télévision avec Maman C. et Uncle D. que j'ai découvert Longmire. J'avais déjà entendu parlé de la série et voulait la montrer à Uncle D. car je pensais qu'elle lui plairait. Résultat des courses, elle m'a plu aussi et Uncle D. a découvert que la série était basée sur des livres de Craig Johnson, ce qui l'a amené à m'offrir Molosse (ça c'est la première partie de "comment j'en suis arrivée à lire ce livre"). En allant dîner chez une copine, celle-ci m'a prêté quelques polars car elle sait que j'aime bien ça. Elle a commencé à me parler d'Enfants de poussière et en retournant le livre pour lire le résumé, j'ai découvert que c'était une histoire avec Longmire! Et moi qui pensais que nous étions les seuls à le connaître... (car clairement l'audiométrie m'est un concept inconnu et j'ai apparemment pensé que personne à part nous trois n'avait allumé la télé sur D8...)
Une jeune femme vietnamienne est retrouvée morte au bord d'une route dans le Wyoming, et le shérif Longmire va avoir du pain sur la planche pour résoudre l'enquête, en commençant par mettre de l'ordre dans ses propres souvenirs. Bien que l'enquête commence et finisse dans le même roman, il est fait allusion à des événements qui se sont passés dans les précédents romans, ce qui me donne envie de lire les autres, mais dans l'ordre! (on a les obligations qu'on se crée )((c'est dur, parfois, de vivre dans ma tête))
Je recommande cette série des Longmire (mais en commençant par le premier) car bien que ce soit un polar, on est loin de l'atmosphère urbaine qui imprègne souvent ce type de roman. Ici on sent les grands espaces, le héros est atypique et bourru, le suspens reste entier et la proximité de la culture amérindienne est enrichissante.


Extraits:
"- Je voyais les vagues de son s'éloigner des pierres comme les rides que feraient des galets lancés dans une eau lisse." (p.198)

"- [...] Comment va George?
- Il est mort.
Voilà ce qu'on gagne à demander des nouvelles de personnes âgées." (p. 279)


Stonemouth d'Ian Banks

Certains romans passent sur vous sans laisser de trace ou sans que vous y prêtiez trop d'attention. Ici, on est à l'opposé.
Prêté par ma chef qui m'a dit que j'allais sûrement l'ADORER (comme elle m'a bien cernée!), ce roman parle d'un jeune homme qui retourne dans sa ville natale pour l'enterrement d'un proche, après en avoir été en quelque sorte "chassé". Comme pour Enfants de poussière, on retrouve des va-et-vient entre la situation présente et des souvenirs d'enfance liés à la ville. Le suspens reste entier quant à la raison pour laquelle il a dû s'enfuir de Stonemouth, mais grâce à ses souvenirs, on découvre petit à petit pourquoi.
La lecture en anglais était par moment ardue car l'auteur a écrit les dialogues représentant presque phonétiquement l'accent écossais - donc je devais parfois lire à haute voix dans ma tête pour comprendre ce qui se disait. Suspens, beaucoup d'humour, et une histoire d'amour en fond... j'ai été conquise! Je préférais regarder un seul épisode de série le soir plutôt que deux afin de lire plus longtemps dans mon lit (si ça c'est pas un signe de dépendance littéraire, je ne vois pas ce que c'est).
Il vient de paraître en français sous le nom de Retour à Stonemouth - j'espère que la traduction sera à la hauteur de la version originale!

http://4.bp.blogspot.com/-gTZ05wXOKIM/UNtrql51CLI/AAAAAAAACkE/XFTNA6fyiFo/s640/StonemouthPBk.jpg

Extraits:
"- [...] I never really got into Tweeting. I've taken it up again this weekend only as a security measure because I reckon there's a chance, however slim, that convincing some bad guys who might wish to do you harm that, thanks to the wonder of modern technology, people know exactly where you are/where you were last seen (you always assume the extreme when you're gaming these things in your head) will somehow put them off." (p.24)

"- She moved with the sort of grace that makes you think everybody else must be made out of Lego." (p.52)

"- [...] I actually missed your scabrous version of bonhomie and your hypercritical awareness of everybody else's faults, both real and - probably most amusingly - imagined." (p.274)

"- Not that we really expect to hear any great wisdom from the old these days; things move too fast, and society, reality itself, alters so rapidly that any lesson one generation learns has generally become irrelevant by the time the next ones come along." (p.356)


La singulière tristesse du gâteau au citron d'Aimee Bender

Il y a des livres intéressants dont l'histoire est très ancrée dans un présent, une réalité concrète, comme Stonemouth. Et il y a des romans tout aussi passionnants qui traitent de sujets plus "éthérés". Je veux dire par cela que dans ces romans la narration s'ancre moins sur des faits et actions que sur le ressenti des événements qui se produisent, la façon dont ils sont vécus. C'est le cas pour ce livre qui avait attiré mon attention par son titre (évidemment, en bonne lectrice, j'aime les titres sortant de l'ordinaire).
L'auteur part d'un postulat qui semble étrange (une petite fille découvre soudainement qu'elle goûte toutes les émotions ressenties par les personnes ayant préparé ce qu'elle mange), mais auquel j'ai tout de suite adhéré, en trouvant que cela avait finalement beaucoup de sens. C'est une histoire pleine de réflexion qui se construit ensuite sur le tournant que prend la vie de cette petite fille après cette découverte. C'est un roman plein d'émotions (volontairement au pluriel), que je conseille si vous avez envie de lire quelque chose de doux et d'introspectif.

http://www.les-lectures-de-cachou.com/wp-content/uploads/2013/06/La-singuli%C3%A8re-tristesse-du-g%C3%A2teau-au-citron-de-Aimee-Bender.jpg

Extraits:
"[...] George m'a pris la main et les fantômes de nos silhouettes enfantines ont traversé avec nous." (p.244)

"Et nous nous sommes embrassés lentement, plus lentement. Des pauses. Des embellissements. De la ponctuation." (p.263)

"A croire qu'entre ses mains, la nourriture se sentait reconnue" (p.293)